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Dégâts : au tour du petit gibier

Après le tollé du printemps à propos des dégâts de sangliers, la FDSEA pointe maintenant du doigt la montée de dégâts de petit gibier, dans un article publié dans l'Est Agricole. Je ne sais si les responsables agricoles sont véritablement conscients dans quel engrenage ils sont entrain de mettre le doigt. Continuez à s'en prendre aux chasseurs, c'est le meilleur moyen de les écœurer définitivement de s'investir encore pour leur passion.

Au rythme des exigences ou revendications actuelles, le jour est proche où les agriculteurs pourront se débrouiller tout seul avec la faune sauvage et les nuisibles, où ce qu'il en restera.

Le 6 mai j'avais posté un diaporama "sommes-nous cuits", selon le conte philosophique de la grenouille. Il est temps de s'y replonger et de dire NON, ça suffit. Ça suffit en interne avec ceux qui coulent la chasse, ça suffit en externe avec ceux qui voient dans le chasseur un auxiliaire de régulation obligé de payer pour un travail qu'on lui impose d’exécuter.

Le billet d'humeur publié par notre Président dans le dernier "Infos'Chasse" enfonce à très juste titre et fort à propos le clou dans ce sens. Trop, c'est trop.

Les exemples de situations données par la Fédération montre combien la "variable" dégâts sera au cœur des réflexions des chasseurs, dans les mois à venir. La plaine est déjà suffisamment exposée au problème du financement des dégâts de sangliers provenant de la forêt pour ne pas encore lui ajouter celui des dégâts de petit gibier qui n'a jamais été aussi peu nombreux. Regardez le dernier tableau statistique du nombre de lièvres tirés en 2012 , moins de 2.000 pour plus de 10.000 renards...

Quand on sait, en outre, qu'au titre des circuits courts, le risque de voir implanter de plus en plus de plantes maraîchères à l'avenir dans nos champs va augmenter, tout comme celui de plantes à forte valeur ajoutée, il devient insensé pour tout homme raisonnable de s'engager pour neuf ans, pour un territoire condamné au "désert cynégétique".

Plus que jamais les communes avec leurs concitoyens devront se positionner en faveur ou non de la chasse, avant de la mettre en adjudication, avec derrière un réel projet et non un simple acte juridique, sous prétexte que la chasse doit être louée.

Enfin, si vous mettez en parallèle la levée de bouclier contre maintenant les dégâts de petit gibier avec la directive technique pour toucher de l'argent du grand hamster, (cf lien), jadis éradiqué par le même monde agricole, vous êtes à nouveau dans un remake de mon film favori "le dîner de cons".

Tag(s) : #Billet d'humeur, #Faune-Nature-Ecologie et Chasse, #Futur bail 2015-2024

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