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Sinistrose ou rhétorique habituelle ?

Décembre est toujours le mois où se joue le futur des dégâts, mais aussi celui de la présentation de la facture des dégâts de l'année, mettant en avant les "mauvais élèves" de la classe. C'est aussi le mois où l'on peut voir si les groupes de chasse "font le travail" pour réduire fortement les densités, objectif général fixée aux chasseurs en forêt. C'est l'heure de vérité pour la consigne générale ou fédérale, du "tirez-tirez".

Apparemment, comme maintenant chaque année, selon les dires de groupes de chasse actuellement sur la brèche, notamment du côté de ceux qui alimentent le déficit du Fonds d'Indemnisation du Bas-Rhin, la tendance est déjà ou à nouveau chez quelques-uns, à la complainte. Les densités, qu'on reproche aux chasseurs d'avoir entretenues, ne serait pas au niveau prétendu, notamment par le monde agricole.

Ainsi, un certain nombre de tenants du sanglier affirment actuellement qu'ils sont en manque de cibles, à moins qu'ils ne soient prêts tout bonnement à attaquer le "capital". En effet, ne faire que 5-6 ou 7 sangliers sur une journée ne veut pas dire forcément, forte absence de sangliers. Quand on vous fait comprendre que les moins de 25 kgs ne se vendent pas, que la laie meneuse est à éviter, voire les gros non identifiés, en effet l'opportunité de tir se raréfie d'autant au passage de la ligne de tir.

Je veux bien adhérer aux affirmations des uns et des autres, à condition qu'on se mette d'accord sur un protocole de comptage. Le tableau ne veut rien dire. D'abord, ce n'est pas faire injure à nos chasseurs, mais globalement, il faut cinq sangliers pour un tiré, ce qui veut dire que si cinq sont tombés, il y en a bien une bonne vingtaine qui sont passés. On est encore loin des 3 sangliers matures au cent hectares.

D'un autre côté, seul le nombre de tirs lâchés et de sangliers comptés dans la journée est révélateur. On en tire cinq, mais on a laissé passer la laie avec les marcassins, la laie meneuse de la compagnie et les plus gros non identifiés comme keiler.

Ensuite, il est normal que celui qui a "fait le travail" en tir de nuit ait moins de sangliers que celui qui fait semblant de dissuader. Ceux qui aujourd'hui font encore des tableaux significatifs sont vraisemblablement ceux qui n'ont pas beaucoup tiré à l'affût ou et qui ont les "chambres à coucher".

Encore une fois, je le vois sur le lot en forêt, voisin de ma plaine. Ce lot n'a pas connu un seul tir à l'affût de l'année,car la chasse n'était pas attribuée jusqu'en septembre. Pas étonnant, après quelques tonnes de maïs que les battues soient maintenant fructueuses.

Alors attention de ne pas retomber dans les travers du passé sur fond de tableau pas révélateurs d'une situation. Si la classe jeune est tirée, il s'agira de passer aux bêtes de compagnie pour viser la densité souhaitable de trois laies matures aux cent hectares.

A défaut, le même cirque reviendra au printemps prochain. Nous ne sommes qu'au début de la saison des battues...

Tag(s) : #Faune-Nature-Ecologie et Chasse, #Billet d'humeur

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