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De l'inné à l'acquis ©

Il est temps de revenir vers nos amis les chiens, après l'actualité fournie ces derniers temps autour du sanglier et de poursuivre les articles sur la façon de vivre au mieux ensemble.

Tout se passe avant 18 mois

Période clé, cette partie de vie allant, du chiot à la fin de la phase dite du "chien juvénile", est à savourer intensément, car la confiance de départ du chien envers nous restera la base de tout. Comme un enfant, mais en terriblement accéléré, nous allons le faire fréquenter les différents échelons de l'école, de la maternelle au collège.

A chaque journée de chiot correspondent 25 jours de vie d’homme.

A ce seul constat, il est aisé de comprendre combien il est dommage pour la suite de son évolution de priver son compagnon d'une journée de découverte ou d’adaptation à son environnement.

Jusqu'au départ du chiot de la fratrie, idéalement à la 7ème semaine, juridiquement à la 8ième, le rôle de l'enseignant est joué par la mère et l'éleveur, s'il est sérieux. Avec l'arrivée de "boule de poils" dans la meute humaine, la donne change. C'est l'individu, s'il est seul ou la famille qui vont devoir prendre en main l'apprentissage.

Les capacités portées en lui ont besoin d'être révélées par le travail. Ce qui est inné en lui, n'est pas acquis pour autant. Ainsi, tout chien possède un système olfactif développé, mais ne sait pas forcément l'utiliser pour repérer un faisan, un paquet de canabis, ou une charge d’explosif.

A la base, il s’agira en premier de lui inculquer les rudiments de l’obéissance, pour peu à peu l’amener vers une stabilité mentale, émotionnelle en l’habituant à se concentrer. Par l’apprentissage et l’acquisition d’expériences, il pourra ainsi avec le temps exprimer ses qualités générales de chien, et spécifiques de sa race éventuellement.

Tout tournera pour l'essentiel autour de la notion de confiance du chiot en l'homme.

Un chien sans mauvais souvenir de l’homme va rechercher son contact. Dans le cas contraire, il aura peur, avec à la clé comme alternatives possibles la fuite, l’agression ou la soumission.

Dans ce sens, demander au jeune chien de venir vers l'homme est une phase souvent négligée à la fois par l’éleveur et par le propriétaire ultérieur. Un chiot a besoin de temps pour s'y retrouver. L'erreur fréquente consiste donc à ne pas attendre que le chiot vienne vers son meneur. Inverser le processus en allant « chercher » le chiot, c’est lui rendre et à soi-même, un mauvais service.

Faire preuve de patience avec un chiot, c'est se conformer à son schème de fonctionnement car ce que nous sommes capables de faire en une fraction de seconde, lui le fait par étapes, avec ses sens et en silence.

Alors, ne le bousculons pas dans sa découverte d'un nouvel environnement, même une fois adulte. Apporter cette patience est déterminante pour la future relation homme/chien, et facilite l’apprentissage des fondamentaux du chien, comme par exemple le "rappel" au pied.

Nous, nos contacts humains, se font le plus souvent avec un échange de paroles, ce qui facilite en principe, grandement la compréhension. Chez lui, pas de ok.eh…d’acquiescement à la Christian Clavier dans les Visiteurs !

Dans ce sens, une difficulté majeure souvent rencontrée par l'homme-meneur, c'est son recours permanent à la parole. S'entraîner "au grand silence" pour ne distiller à bon escient que des ordres à son chien peut pour beaucoup paraître comme une punition. N'en déplaise, c'est un des secrets de la réussite de la relation.

Regardez la mère ou le père de famille qui sans relâche houspille son enfant, ils finissent à la longue, par ne plus être pris en compte par lui. Pour le chien c'est pareil. Les longs discours permanents se transforment très vite en "doux gazouillis" inefficaces.

Ainsi, un regard, un corps tendu ou relâché, un geste de la tête ou de la main, un coup de sifflet est beaucoup plus efficace qu’une grande phrase. Si aimer beaucoup parler à son chien est trop difficile et présente donc pour le futur "meneur" un obstacle insurmontable, la sagesse voudrait alors de se tourner plutôt dans le choix de son compagnon à quatre pattes vers un chien "passif", exigeant beaucoup moins de dépenses physiques, exigeant des capacités plus faibles de dirigeant, demandant une moins grande expérience.

Tag(s) : #Bien vivre avec un chien

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