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Les dégâts sur semis de maïs mettent actuellement à cran monde agricole et Fonds d'Indemnisation des Dégâts de Sangliers du Bas-Rhin. Normal, si un agriculteur doit ressemer pour la troisième fois un champ et si certains d'entre nous ne "font pas le travail", en ayant recours au tir de nuit ou "oublient" de faire de l'agrainage dissuasif linéaire ou continuent à tirer en forêt en zones sensibles pour pousser les sangliers vers la sortie.

Faire n'importe quoi sans assumer n'est cependant pas non plus une réponse appropriée. Entreprendre en vain, par exemple une battue de colza avec les agriculteurs concernés d'une commune, sans certitudes de l'entrée de suidés n'est pas le meilleur choix qui ait pu être fait récemment sur une chasse négligente. Je veux bien qu'il faut montrer des actions pour calmer les émois, mais pas à n'importe quel prix, en l'occurrence la prise par les chiens d'une chevrette qui venait de mettre bas. Sans le dévouement d'une dame au grand coeur, à qui la tête basse le faon enveloppé dans une veste a été confié par les traqueurs improvisés... le bilan aurait été encore plus lourd. Pire aurait-on écouté "les conseils" qui lui ont été donnés, sachant qu'elle ne pouvait détenir un animal sauvage chez elle, l'orphelin aurait dû finir en forêt pour que "les sangliers ou les renards s'en chargent".  Elle a bon dos "la loi de la nature"... Maintenant, je rassure tout le monde, bambi se porte bien, il a survécu les heures critiques et vit depuis quelques jours dans un refuge dédié à Wittenheim dans le Haut-Rhin.

Si leçon à tirer de cet épisode malheureux il y a, c'est envers le monde agricole qu'il faut l'espérer. Le "yaka" n'est pas aussi simple qu'il le dit. La chasse répond à des règles et des savoirs, "faire du sanglier" ne se décrète pas d'un claquement de doigt, comme on commanderait une bière. Espérer sortir des sangliers à quelques uns en s'appuyant sur des chiens dans huit hectares de colza, si tant soit peu ils y sont baugés, fait sourire. Il y avait plus de risques de tomber sur une laie "mal lunée" que de chances de tirer une bête.

Il est nécessaire dans une situation de tension de garder la main pour le chasseur. Peu importe les explications ou justifications qu'il peut donner à autorités, agriculteurs, maires, il ne peut justifier des dégâts à répétitions, surtout en cette période où tout ce qu'il peut faire c'est  "garder les champs", par tous temps.

Il n'en reste pas moins qu'à l'heure actuelle, le FIDS 67 déplore déjà 50% de dégâts sur semis de plus que l'an dernier.

Dans un autre registre, tout aussi déplaisant, mais concernant également le "n'importe quoi", notre territoire s'est "enrichi" de deux daines blanches" depuis une semaine. Législation de plus en plus contraignante sur l'exploitation d'animaux sauvages en parcs en cause, l'herbe verte d'un enclos de quelques hectares d'un agriculteur voisin a été remplacée par la couleur or du maïs. Du cheptel restaient les deux albinos, trop carnes pour être mangées ou trop vieilles pour trouver preneur jusqu'au jour où la porte s'est ouverte... toujours au nom de la "loi de la nature"... Depuis, mes agriculteurs préférés s'inquiètent en les voyant sur leurs pousses de céréales... Je rigole et attends presque qu'il y ait une déclaration de dégâts... histoire de mettre les pendules à l'heure...

 

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts, #Faune-Nature-Ecologie et Chasse

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