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Après la fermeture générale de la chasse le 1er février, le tir de nuit du sanglier sera à nouveau proscrit. A la vue de ce qui se passe à l'heure actuelle sur notre territoire, pas d'agrainage dissuasif possible en forêt de Haguenau, densités de suidés dans les forêts environnantes de nos cultures au-dessus de l'acceptable, structures familiales des compagnies complètement détruites, nombre de jeunes laies pleines ou avec marcassins, conditions météorologiques favorables à sus scrofa et à la remontée des vers de terre, tout le travail d'une année sur la limitation des dégâts va être anéanti. Il en ira de même sur d'autres territoires du département.

Chassez-chassez-chassez, ce mot d'ordre ne sera pas plus suivi que les années précédentes, le marché de la venaison est saturé et les congélateurs des particuliers sont pleins.

Le scenario catastrophe est "en marche", si raison, courage et pragmatisme ne viennent pas éclairer nos décideurs. Il est urgent que les autorités préfectorales, sous l'intransigeance de nos instances, prennent les mesures nécessaires et remettent le tir de nuit en action, dès le 2 février avec ou sans lampe.

Personnellement, je refuse de continuer à être l'otage de la forêt et sa vache à lait.  Le sanglier est déclaré nuisible chez nous, il va certainement finir par l'être aussi en vieille France, comme l'a revendiqué une nouvelle fois l'assemblée permanente des chambres d'agricultures le 17 janvier dernier. Si les dégâts explosent, le monde agricole local ne va pas se gêner de "faire la fête aux chasseurs" et la possible bienveillance du Préfet à l'égard du monde de la chasse connaîtra une fin brutale. Alors si les tenants du sanglier, si les seuls à pouvoir faire quelque chose ne font pas le boulot, il va falloir que tous ceux qui sont pris pour des cons se remobilisent, mais cette fois en version Corse, "on agit et on discute après" et non plus en mode "palabre".

Il faut arrêter de tourner en rond et autour du pot. Soit les territoires de plaine exposés aux dégâts ont les moyens d'agir, dès le 2 février, soit la réforme envisagée du FIDS 67 sur le prorata 70/30 doit pouvoir basculer à 100% pour la forêt, là où le laxisme est de coutume.

Lorsqu'il fait quelques degrés en-dessous de zéro, l'Administration sous la pression de la LPO ne manque pas d'agir et d'interdire de suite la chasse au gibier d'eau. Là elle couvre une partie de l'année la protection des cultures et laisserait filer pendant huit semaines les dégâts, impensable, à défaut je nous déclare irresponsable des dégâts.

Tag(s) : #Billet d'humeur, #Vie des instances de la chasse, #Gestion du sanglier et des dégâts

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