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Comme chaque année en janvier lorsque les FIDS invitent aux Assemblées Générales intermédiaires pour soumettre aux membres la facture définitive des dégâts, les chasseurs locaux s'enflamment à la vue des sommes complémentaires à payer et à la prise de connaissance des choix des comités relatifs aux possibilités offertes par l'article L429-31 du code de l'environnement. 

Il est un débat qu'il serait toutefois bon de ranger une fois pour toute au placard, n'ayant pas lieu d'être, c'est celui concernant les agriculteurs et leur droit à l'indemnisation. Oui, certains implantent des cultures pour disons tirer profit du droit à l'indemnisation, oui certains jouent un double jeu, râlent mais vendent les grains d'or aux chasseurs, oui il existe des abus autour du "sabotage" de clôtures, oui le monde agricole syndicalisé ne manque pas une occasion de mettre la pression sur les Préfets, mais tout cela vaut "peanuts" face au deal passé en 1925 avec le monde agricole : à vous l'abandon du droit d'affût pour protéger vos cultures, à nous en contrepartie l'indemnisation de vos dégâts. 

Avec la loi du 25 juillet 1925, agriculteurs alsaciens et mosellans ont laissé aux chasseurs le soin de s’occuper des sangliers exclusivement. Beaucoup de nos chasseurs oublient cet engagement qui a été finalisé au siècle dernier et qui a mené à la création du Syndicat des chasseurs en forêt, en charge de l'indemnisation des dégâts.

Si donc débat il peut encore y avoir, c'est sur les causes de notre incapacité à gérer l'abondance et le contrôle des dégâts, sur l'échec de la "manœuvre" de feu le Syndicat des chasseurs en forêt instaurant les FIDS, sur le manque de clarté rédactionnelle de la loi de 2005 et 2008 voire le rédactionnel des statuts types.

Si donc débat il peut y avoir, c'est sur le rôle des commissions grands gibiers, des commissions sangliers et autres commissions paritaires, voire GGC qui ne sont parvenus à l'efficience.

Si donc débat il peut y avoir, c'est pourquoi individuellement les groupes de chasse sont incapables de prendre eux-mêmes les bonnes décisions et attendent qu'on finisse par leur imposer des mesures qui vont le plus souvent leur déplaire.

Si donc débat il peut y avoir, c'est pourquoi il n'y a pas de débat ! Pour poser une question aux assemblées générales que ce soit aux FIDS ou aux Fédérations, il faut du courage, s'y prendre à l'avance et le cas échéant courir la campagne pour rechercher des signatures.

Conclusion : tirez, tirez, tirez ou payez, payez, payez, engagez-vous pour une sectorisation claire et juste définie sur la base non de la mutualisation des innocents mais de la responsabilisation et des préconisations du Plan National de Maîtrise du sanglier pour que chaque groupe de chasse sache avant le printemps où il se situe ou remettez vos chasses aux propriétaires fonciers ou demandez la restauration du droit d'affût aux agriculteurs, ou yakafokon !

 

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts, #Vie des instances de la chasse

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