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Notre Fonds d'Indemnisation des Dégâts de Sangliers vient d'informer l'ensemble des adjudicataires que les dégâts de prairies à eux seuls risquent de dépasser "les dégâts de toute l’année 2018, alors que les semis de maïs n’ont pas encore démarré". A ce jour 490 ha de dégâts de prairies ont été estimés. En prime, des prés remis en état par les agriculteurs sont re-visités le lendemain par les sangliers sur certains territoires.

En réaction, 18 locataires vont passer en commission consultative (4C) pour une mise en demeure, parmi eux certains ne sont pas loin de la deuxième comparution, avec le risque de résiliation du bail.

29 locataires sont en orange et ont aussi été avertis.

20 locataires totalisent à eux seuls 190 ha de dégâts "et ce n'est pas fini", selon les dire du Fonds bas-rhinois.

350 sangliers ont été prélevés en battues administratives par les Lieutenants de louveterie.

Côté FDSEA 67, on peut évidemment s'attendre à la mobilisation et à la grogne dans certains cantons, avec le lobbying habituel auprès du Préfet et des Sous-Préfets.

Côté chasseurs, comme depuis toujours, une minorité d'entre eux, ceux, dixit le Fonds, "qui gardent les sangliers pour les battues", soit en clair ceux qui détiennent sur un même territoire bois et cultures, va encore alimenter la facture des contributions complémentaires.

Comme depuis toujours, la communauté paye l'absence de volonté de tir de nuit à l'automne sur les chasses mixtes, ici pour ne pas perturber le brame, là pour préserver les compagnies ou les deux ensembles.

Comme toujours, l'agrainage linéaire n'est quasiment plus utilisé à partir du 1er mars; qui va encore sortir des tonnes de sangliers à la volée, avec les euros qui vont avec, pour saturer les estomacs des sangliers, l'exclusivité de l'agrainage allant aux postes fixes pour le tir d'affût ?

Comme toujours, qui se soucie d'adapter les mesures au terrain ? En zones à gros risques, comme des sorties de forêts, interdire le tir de nuit à partir de février et interdire l'agrainage réellement dissuasif en hiver est tout simplement incompatible avec la lutte contre les dégâts par les chasseurs de plaine

Comme toujours, combien de chasseurs s'adonnent réellement au tir de nuit avec l'équipement qui va avec, tant du côté des miradors, de la lunette de tir, de la lampe, de la caméra thermique, des vêtements ? C'est un ticket à plus de 6.000€... Combien habitent à proximité, combien de "gardes" sont autorisés par les actionnaires ou autres contributeurs à sortir de nuit ?

Qui est enfin prêt à mettre de l'ordre dans les chasses dites marchandes dont le fond de commerce repose sur le sanglier ?

Il ne manque plus que par lobby de nos "invités adeptes de la battue", influents à Paris dans les coursives de l'Assemblée Nationale, que le timbre sanglier soit mis sous le tapis sous prétexte de permis national à 200€... Dans ce cas, toute la facture complémentaire irait sur la sectorisation... Bonjour les dégâts !

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts

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