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Les discours officiels, la réalité sur internet.

Officiellement, dans les discours des patrons de chasse, tous ceux qui honorent nos battues d'hiver sont toujours des "invités".

Officiellement et réglementairement les ressources financières d'une chasse ne peuvent provenir que de la vente du gibier et des participations financières des associés régulièrement inscrits. Par extension, et toujours officiellement, toutes les chasses en nom propre sont donc financés par le seul patron de chasse, toutes les parts affûts, parts battues, participation aux frais d'organisation et autres invités payants sont "hors la loi", cf post du 23 mai 2013, "le sanglier, la manne pour financer sa chasse de grand gibier".

Maintenant tout le monde sait que la "monétarisation" de la chasse a conduit à des dérives affligeantes et intolérables qui comme le boomerang nous reviennent aujourd'hui en pleine figure.

Maintenant tout le monde connaît les pratiques douteuses des uns et des autres en matière de financement de sa chasse.

Maintenant, tout le monde connaît l'adage, "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" et sait au plus tard, depuis l'affaire Cahuzac, que l'homme est capable de mentir "les yeux dans les yeux".

Mais quelques fois, des grains de sable peuvent venir perturber la quiétude et bonne conscience d'un système établi et bien rôdé. Internet est un outil redoutable dans ce sens. Prenez une grande chasse au "gros" dans les Vosges du Nord, des chasseurs britanniques, trois vidéos des trois journées, comme il en existe un tas, mais regardez là non comme un divertissement mais à travers la lorgnette d'un responsable de l'ONCFS, d'un Préfet ou d'un élu d'instances de la chasse et vous y verrez des clients payants venus d'outre Manche et d'autres régions françaises, un browning chargé de cinq brenneke, un territoire classé n° 5 dans la liste des 45 du Préfet, un organisateur, membre du Fonds d'Indemnisation des Dégâts de Sangliers du 67 jusqu'à l'année dernière.

En soixante minutes, le principe du "pas vu, pas pris" s'effondre d'un coup, tout comme le principe de la triple mutualisation pour financer les dégâts, voire la crédibilité de ceux qui parlent de justice.

Tag(s) : #Faune-Nature-Ecologie et Chasse, #Vie des instances de la chasse, #Billet d'humeur

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