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Ce jour une médiatisation nationale de plus sur les dégâts de sangliers à travers un reportage effectué du côté de Vittel et diffusé par TF1 au 13H de Jean-Pierre Pernaut, ( plage d'avancée de la vidéo jointe 18 minutes 50'').

https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/le-13-heures-du-14-janvier-2020-10720673.html

Il y en a raz la calebasse de ces mises en avant à charge des sangliers, de tous ces clichés autour de la victimisation sur fond de responsabilité des chasseurs. Toujours le même script, on prend un couple d'exploitants agricoles victimes de dégâts, on fait peur au public en y ajoutant un risque de contamination par bactéries des foins donnés aux vaches, on donne un droit de réponse aux chasseurs mis en causes qui n'ont d'autres explications que la sempiternelle prolifération subie par les hivers doux, on fait parler un directeur de la Fédération des Chasseurs des Vosges, en l'occurrence un des acteurs de Wilde Boar Fever... pour expliquer que la chasse de sangliers est un des "seuls loisirs exposé à une obligation de résultats" et on termine sur la mise en accusation de l'agrainage, source de prolifération des sangliers par une belle pancarte mettant en avant la chasse, sport de riches.

Un seul mot en guise de réponse : merde. En une minute et demie on va expliquer au grand public assis à table, les tenants et aboutissants de la problématique des dégâts, belle performance.  Dans quel but, dans l'intérêt de qui, à l'initiative de qui ? Pour quel objectif ? Informer impartialement, maintenir la mayonnaise politico-agricole sur la pression à exercer sur les sangliers, entretenir la braise de la lutte des classes à travers un autre sujet que celui des gilets jaunes ?

La démagogie repose sur "une argumentation simple, voire simpliste, afin de pouvoir être comprise et reprise par le public auquel elle est adressée" (wikipedia). Le présent condensé ou raccourci monté en studio ne relève pas de l'information du public, il est réducteur, juste une punch-line pour susciter l'intérêt d'un journal télévisé sous obligation d'audimat. Le problème, c'est qu'une fois les clichés ancrés dans le cerveau d'une majorité, ils deviennent amalgames et ferment ultérieurement la porte aux débats sereins.

Si vous n'êtes pas au fait de tous les tenants et aboutissants de la problématique de la chasse et plus particulièrement des causes des dégâts, il est aisé d'embarquer les opinions et de faire gonfler le camp des "scandalisés". Le Bas-Rhin est longtemps resté dans le déni des responsabilités, pour les raisons maintes fois avancées dans ce blog. Aujourd'hui, par l'intermédiaire de son FIDS,  il a changé d'orientation, peu importe les raisons ou les causes. Une chose est évidente, c'est que le tournant est venu à partir du moment où l'organe d'indemnisation a accepté que la vérité ne vient pas de ses explications, mais de la réalité des faits, en l'occurrence la provenance des dégâts.

Pointer médiatiquement une problématique à une heure de grande audience télévisée est un business, taper sur le chasseur est porteur dans le climat d'hostilité entretenu actuellement, autrement il est plus compliqué d'apporter les bonnes réponses. L'une d'entre elle serait peut-être de redonner tout simplement le droit de chasse aux tenants du sol, du moins dans le 57-67-68. Non ? ? ?

Tag(s) : #Billet d'humeur, #Gestion du sanglier et des dégâts

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