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"Mammifères et oiseaux classés ESOD 2, le 30 juillet 2026 à 14h08
La plupart des observations et commentaires reposent sur du communautarisme d’intérêt. Les chasseurs voient dans cette liste de 8 espèces, des prédateurs essentiellement de petits gibiers et de mammifères nouveaux nés comme le levraut et le faon de chevreuil. C’est une réalité, particulièrement forte et incontestable au printemps au moment de la nidification et des mises bas. Les opposants, sous couvert de « défense de la biodiversité » militent à chaque consultation publique pour faire avancer leur cause, celle du bien être animal et l’opposition à la chasse. Une grande partie de l’opposition appartient souvent au monde urbain et n’est que rarement confrontée aux dures lois de la nature qui dans le monde des carnivores est cruelle. Lorsque la vie des espèces animales est en équilibre, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui pour le petit gibier d’un côté et le monde de la petite faune, comme par exemple l’alouette des champs, la mésange, le merle, la tourterelle, le moineau, le rouge gorge et rouge queue, aucun souci de surseoir à une régulation issue d’une réglementation de l’homme. Ajoutez à cette pression, la prédation forte du chat domestique et du chat haret sur la faune des jardins de ville et de campagne, qui certes n’est pas le sujet, mais le concerne et il devient difficile d’être défavorable à l’intervention de l’homme sur certains prédateurs, sauf à être partisan d’une idéologie. Le chasseur a l’avantage de l’observation, de jour et de la nuit. Il n’a besoin d’études scientifiques pour justifier que tel ou tel mammifère ou oiseau est un prédateur susceptible de menacer l’équilibre de la nature. Il vit la réalité de la loi de la nature, manger-être mangé. Mais cette observation, pour peu de vouloir voir la vie telle qu’elle est, comme par exemple dans les jardins, tout un chacun peut la voir. Qui n’est pas tombé un jour lors d’une promenade sur un œuf cassé au sol au printemps, entendu une merlette pousser des cris effarés à la vue d’un chat, d’un corbeau, d’un geai ou d’une pie pour défendre sa nichée ? Alors, si la défense de la biodiversité est vraiment le sujet, on ne peut qu’être favorable au projet de classement. Lorsqu’une population d’animaux ou d’oiseaux atteint un point bas, comme tout le monde peut le constater, de la ville à la campagne, il est irréel, irraisonnable de favoriser le développement de la prédation. L’ensemble des huit mammifères et oiseaux ne sont menacés d’existence, ce qui n’est pas le cas de leurs proies préférées. La question n’est donc pas le classement d’espèces en ESOD, mais plutôt la question morale-philosophique de l’autorisation de donner la mort avec laquelle notre société en quête d’un paradis idyllique a du mal".
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