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Ca y est, le sanglier tient sa revanche. Certes, sus scrofa va prochainement tomber "grave" sous les balles avec ou sans plomb et saturer le marché de la venaison, mais avant, il aura réussi à semer la zizanie dans les instances de la chasse.

Au moment où nous devrions avoir un front uni sur ce qu'il convient de faire pour avoir une chasse en forêt responsable avec des densité de grands gibiers satisfaisantes pour justifier les prix des locations et satisfaire l'économie de la forêt et des cultures, c'est le chacun pour soi qui prime.

Nous ne sommes plus dans un combat de boxe, soit avec deux pugilistes, mais dans un match de catche à quatre : Fédération des Chasseurs du Bas-Rhin-Fonds d'Indemnisation des Dégâts de Sangliers du 67, ONF, Préfet.

Même si l'occasion est belle, je ne vais pas encore enfoncer le clou ou reprendre les actes manqués au fil du temps par les uns et les autres, le blog est rempli d'articles sifflant les alertes depuis sa création. Toute les vérités ne sont pas bonnes à dire, certes, mais à force d'éluder, de biaiser, de tricher, de ne pas balayer devant ses portes, les poussières mises sous le tapis finissent par faire boom. En étalant ses états d'âme aujourd'hui par deux communiqués auprès des locataires de chasse, cf pj, le FIDS 67 jette à la lumière l'incapacité du monde de la chasse de s'unir pour tenter de rester le "patron". Ok, mais le Schmilblick va-t-il avancer pour autant ?

Les chasseurs ont oublié que cela fait un bout de temps qu'ils ont perdu la main pour espérer dicter leurs volontés aux autorités. Le dernier tournant mal négocié,  remonte au renouvellement des baux de chasse en 2015/2016. Allez relire les 27 articles regroupés dans la rubrique "futur bail 2015-2024".

Aujourd'hui, les instances sont les Dilldap, aussi parce que dès que nous sommes en période d'adjudication beaucoup de locataires deviennent aveugles alors que les conditions d'exercice sont clairement écrites dans les cahiers des charges et les contrats cynégétiques. Tout le monde savait, mais on a continué à croire que l'agrainage "élevage" du temps de l'âge d'or pouvait continuer. Ben non.

Enfin, il faut arrêter de nous dire que les dégâts des prés sont de la faute des hannetons. Combien de patrons de chasse ont fait du tir de nuit dès le départ sur les prés, notamment des chasses mixtes ? Combien ont fait de la prévention alors qu'on allait vers le brame du cerf ou vers les battues ? Combien ont agrainé sans forcément respecter les quantités et la fréquence autorisée ?

Il faut arrêter de tourner autour du pot, l'agrainage linéaire n'a de sens que dans les secteurs exposés aux cultures céréalières et au maïs. Autrement, il ne sert qu'à concentrer les populations et à les garder pour les battues.

Supprimer l'agrainage en zones sensibles, soit en sorties de forêts est une aberration. Nous le voyons encore présentement. Arrêt du linéaire au 1er novembre, zéro dégâts de prés sur notre territoire. Depuis le 12, c'est "inferno" et nous allons passer notre dimanche à reboucher.

Le bon sens veut que l'agrainage linéaire, s'il doit être préventif, soit sectorisé. Maintenant, voyez-vous les chasseurs et l'Administration capables d'accepter une distance limite de nourrissage à l'intérieur d'un massif forestier ? Non, alors il faut continuer à faire du préventif et d'ici la fin de la saison arriver aux fameux 3 sangliers matures par 100 ha. Mais, qui est prêt à ce type de gestion, sans une baisse drastique du prix de la location ? L'enjeu est là et pas ailleurs : la marchandisation de la chasse, entamée sans sanctions depuis trop longtemps.

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts, #Vie des instances de la chasse

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