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L'article sur le coût et conseils autour du tir de nuit du sanglier est un article souvent consulté et mérite "un complément d'enquête" avec l'évolution des arrêtés préfectoraux dans nos trois départements du Grand Est relevant de la loi locale Alsace/Moselle et autorisant les amplificateurs de lumière via un adaptateur fixé, soit à l'avant, soit à l'arrière de la lunette de tir, via une bague de fixation.

C'est sans discussion une avancée de plus pour qui s'adonne aux sorties nocturnes afin de tenir les dégâts de sangliers sur son territoire. La lampe a déjà permis de monter considérablement le taux de réussite des tirs, surtout "propres", l'intensificateur de lumière monte encore d'un cran la sécurité, la prise en compte de l'animal, son suivi jusqu'au tir, voire sa fuite ou celle des autres suidés. Comme précisé dans mon premier post, l'allumage de la lampe fait toujours craindre la détection de l'action par le sanglier au chasseur, notamment peu expérimenté en tir de nuit, avec le risque de précipiter un tir. L'intensificateur gomme ce stress, tout comme il permet de reprendre un sus scrofa manqué quelques nuits avant ou une bête de compagnie ayant déjà été confrontée à la mauvaise expérience mémorisée de la led rouge ou verte.

Seul bémol, la brume chaude d'été ou le brouillard automnal, alors comme au casino, "rien ne va plus" par la force des choses, avant d'intensifier, il faut de la lumière et les fines gouttelettes de la brume la renvoie ! Certes, la lampe connaît aussi cette limite mais, selon les "humeurs" de la brume, basse ou haute, légèrement balayée par le vent ou non, des fenêtres de tir voilées peuvent néanmoins s'ouvrir et permettre d'entrevoir une cible. Cette limite dictée à l'intensificateur par la météo est à prendre en compte tout particulièrement lors des sorties automnales sur les prés, consultation météo préalable conseillée, (yr.no par exemple) et choix à faire en conséquence, avec la lampe et son montage dans le sac à dos.

Côté fabricants, le net et les plateformes marchandes regorgent d'articles avec des prix sous la barre minimale de 500€, (Pard NV007) jusqu'à plus de 1300€ pour le forward de Pulsar par exemples. Maintenant qui "peut le mieux, peut le plus" n'est pas forcément dans le cas de l'intensificateur la formule la plus efficace. Notre expérience penche indéniablement vers le rapport qualité/prix qui place le Pard en tête de gondole. Poids, fonctionnalité, encombrement, efficacité redoutable éprouvée par l'équipe sont au rendez-vous, alors "what else", sauf à être frileux à tout ce qui peut provenir de Chine ! En plus, point besoin d'une optique de tir "high tech", l'intensificateur gommant éventuellement le manque de luminosité et de grossissement de base.

Reste en suspend, la question de la lunette thermique qui serait la cerise sur le gâteau pour le tir de nuit et réglerait la question de la multiplication des accessoires de chasse. Au stade actuel, les points de blocage ont été successivement franchis passant de rien à l'intensificateur. Pour qui veut "détourner" la législation, soit en clair braconner, en tirant en dehors des heures légales ou le cerf de sa vie, les portes sont déjà largement ouvertes, au grand désespoir sans doute des agents de l'Office de la Biodiversité. A la limite, la lunette thermique serait plus simple pour tout le monde. Si d'aventure le Corona devait "fermer" les battues d'hiver pour les remplacer par une multiplication de "drücken", comme le dernier Infos'Chasse 67 semble "préparer les esprits", le sujet reviendra vraisemblablement sur la table face à la "tornade sanglier" qui suivrait, comme après la tempête de 99.

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts
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