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Depuis hier, les locataires de chasse ou plus exactement ceux qui réellement financent les territoires, savent ce que va leur coûter la saison 2020 en termes de dégâts de sangliers. Leur part réelle reste toutefois encore une inconnue, il faudra attendre le résultat du vote à l'AG du 17 décembre, avec un comité qui insiste à faire passer sa répartition "préférée", non pas de 70/30 mais dite du rapport 3/1 entre forêt et plaine. Les votes se feront donc en fonction de l'intérêt le plus favorable de chacun et non du principe que les sangliers naissent, se développent et se gèrent par la forêt, la plaine lorsqu'elle n'est pas rattachée à un lot forestier autorisé par le Schéma Cynégétique à pratiquer l'agrainage ou sans bois, ne pouvant faire que de la prévention-dissuasion par le tir de nuit. Et encore faut-il qu'il soit autorisé en permanence, ce qui n'a pas été le cas avec les confinements, cf notamment les récentes treize nuit laissées en open bar. http://www.veillecynegetique67.com/2020/10/porte-ouverte-pour-les-degats-de-pres-qui-est-responsable.html

Plus que jamais la question qui est responsable de quoi, reste sous le tapis, sachant qu'en plus l'agrainage dissuasif est stoppé au 1er novembre et intégralement en domaniale. Que derrière les sangliers aient faim et sortent massivement en plaine n'est le souci de personne "tenant l'autorité". Et qu'on ne nous dise ou réponde que les battues sont là pour ça. Elles resteront toujours espacées d'un laps de temps suffisant (minimum quinze jours) pour faire ressortir entre temps les sangliers en manque de nourritures ou de protéines. L'expérience nous montre que deux nuits après une battue les sangliers sont souvent déjà de retour.

Depuis 2008, ce que la plaine non intégrée à un territoire boisé peut exprimer, coule comme l'eau sur le dos du canard. Les décisions se font d'après la calculette pour solder par la mutualisation la facture totale des dégâts, en dehors de toute reconstruction des faits ayant conduits aux dégâts. Ainsi est  occulté le niveau de responsabilité individuel, dont on ne peut exclure par ailleurs ceux qui fixent en externe les règles du jeu de l'agrainage.

2020 est une année tronquée, tout comme le sera 2021 avec les treize nuits de confinement ou d'open bar, au moment en plus de l'arrêt de l'agrainage dissuasif et les 10 jours de brouillards intenses de la semaine passée qui vont coûter très chers aux estimations de printemps en certains secteurs. Mais de cela, tout le monde s'en fiche ou presque.  

Le tableau des tirs de nuit à rendre en fin d'exercice aux Louvetiers est à ce titre très parlant. Mettez en corrélation par dates, à travers deux courbes, vos résultats de tir et celles où apparaissent vos dégâts et vous comprenez très vite où est le problème ? Chez vous ou ailleurs ?

Enfin, quand on voit que l'AG se tiendra à 15h30 un jeudi, en plus du risque de cluster, la fixation des contributions complémentaires risque de se jouer par défaut de présence et donc par les votes par procuration, dont un bon nombre vraisemblablement sans ordres aux mandataires.

Démocratiquement, "ce n'est pas ma marque préférée", comme disait Theo dans les Tontons flingueurs !

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts

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