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Pas convaincu du tout, mais ne demande qu'à l'être

Nous sommes depuis quelques semaines dans le battage médiatique autour du sanglier et de sa fâcheuse tendance à produire des dégâts. Cependant, vu du côté animal, il s'agit simplement pour la "bête noire" de manger au quotidien car le monde des quadrupèdes n'a pas de pouvoir d'achat et de supermarché à sa disposition pour se nourrir.

Cette remarque volontairement provocatrice n'a pour unique sens que de mettre en avant la grande difficulté qu'a l'homme moderne à cohabiter d'une manière générale avec le monde animal à qui il "vole" pourtant chaque jour plus d'espaces de vie", uniquement parce qu'un jour il s'est redressé sur ses postérieurs et développé son cerveau. ..

Il me paraît important de mettre ces propos en préambule de l'article du jour, au moment où sus scrofa est devenu telle la "bête du Gévaudan" la bête à abattre. Que le sanglier soit considéré comme nuisible par le monde agricole, je veux bien, ce statut lui colle à la peau depuis toujours, mais qu'on le présente en plus "comme un danger pour la santé des promeneurs", là on va dans le sensationnel et l'argument gratuit.

Dans ce blog, j'ai présenté un certain nombre d'articles en m'appuyant sur le factuel afin de permettre à tout un chacun de comprendre et non de savoir, la différence est importante. Oui certains chasseurs que j'ai nommé les "apprentis-sorciers" bien plus nombreux que les 50 "élus" ciblés par le Préfet, ont produit par négligence-défaillance-désinvolture 1,5 millions de dégâts, non les chasseurs ne sont pas responsables de la météorologie printanière désastreuse pour le monde agricole, oui certains chasseurs sont à l'origine de la situation qui les a dépassé, oui les instances de la chasse ont favorisé ou couvert pendant des années l'émergence du sanglier ressource, oui les services de l'Etat ont été défaillants ou complices, oui des agriculteurs ont su tirer partie de la prolifération des sangliers, non aucun de ces groupes n'a aujourd'hui une "veste totalement propre" pour rejeter la faute entièrement sur l'autre.

Je ne veux pas diffuser sur ce blog tous les courriers ou courriels que j'ai pu adresser au fil du temps et des événements, à un moment ou un autre ou à un titre ou un autre à l'ensemble des "acteurs" du dossier et encore moins les réponses reçues, mais on verrait que tous sont co-responsables, y compris les médias.

Ceux qui sont chasseurs gestionnaires et protecteurs savent depuis longtemps que nous marchons sur la tête et que toutes les occasions pour faire "les bons choix" ont été ratées sabotées ou manipulées. Maintenant parce que le monde agricole a su mettre intelligemment la pression sur le nouveau Préfet on oublie tout ou on efface tout ? C'est à mon sens trop facile.

Anticiper, prévoir, comprendre, ce sont les trois préalables pour prendre les bonnes décisions.

Anticiper, c'est en 2012, en 2011, 2010, 2009, 2008 jusqu'en 2000 qu'il fallait le faire, mais chaque année on nous a servi la même chanson "une minorité à l'origine des dégâts, des menaces de battues administratives au final non suivies d'effets, etc...") cf fichier joint. C'est tout simplement obliger les tenants du sanglier à "taper dans le capital", comme il est dit dans leur jargon, en prenant des mesures favorisant le résultat.

Prévoir, c'est tout simplement fixer des objectifs quantifiés dans le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique. Ni l'ancien, ni le nouveau ne l'ont fait. On est resté dans la sacro-sainte formule de "l'équilibre agro-cynégétique" et de l'auto-discipline.

Comprendre, c'est s'intéresser aux zones d'ombre, aux interconnexions, c'est refuser les arguments en boucle , c'est analyser le système pervers du financement des dégâts, seule réelle cause de l'explosion des densités depuis 2005.

Que le nouveau Préfet fasse maintenant tardivement le méchant, parfait. Mais les mesures prises restent identiques aux anciennes, à une exception près : le tir de nuit avec source lumineuse en plaine jusqu'à la rentrée des maïs, ce qui pour le novice donne à penser à tort que la faute se trouve auprès des chasseurs détenant des lots à cultures.

C'est faux, aucun sanglier ne naît dans les cultures, ni ne se gère dans les cultures, mais dans les bois et biotopes assimilés d'où il vient toujours pour engendrer des dégâts par la suite.

L'analyse des 50 lots désignés sera déterminante en ce sens. Si ce sont 50 zones vitales autour des zones de dégâts, la liste du Préfet touche dans le mille en terme uniquement de désignation de coupables ou de responsables, si elle s'arrête aux lots à dégâts, elle touchera certains fautifs, mais épargnera la majorité des coupables.

En terme de dégâts à venir, la messe est dite, il fallait anticiper-prévoir-vouloir comprendre.

En terme de coup de semonce ou de début de coup de pied dans la fourmilière élargie, le Préfet marque son territoire de son autorité. Le plus difficile reste cependant à faire, réformer très vite tout ce système qui a failli...

Le communniqué du Préfet en date du 23 juillet 2013

Exemple d'une Nième circulaire du FIDS 67 de mai 2010, avec déjà les ingrédients d'aujourd'hui

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts, #Vie des instances de la chasse, #Billet d'humeur

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