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Il est un point que je n'ai pas voulu intégrer à ma publication de hier sur les leçons à tirer dans ce qui est appelé le cerf de Luc Besson. C'est celui de la meute de chiens qui a sans doute entraîné dans la misère les deux chasseurs jusqu'à se retrouver sur la terrasse fatale de la propriété privée où le cerf a été pris par la meute. Selon les dires hier de Luc Besson face caméra de BFM, les chasseurs n'avaient qu'une seule laisse à disposition pour reprendre la meute de chiens. C'est l'engrenage fatal qui a amené les deux chasseurs à poursuivre leur action, l'incapacité de reprendre le contrôle des chiens avant l'entrée dans la propriété et une fois devant les portes de la maison. Pour qui connaît la chasse en battue avec chiens, il y a de grandes chances que les deux chasseurs ont vu venir la catastrophe, dépourvus de moyens pour stopper la poursuite à temps. 

A part en vénerie, je ne vois personne en capacité de reprendre le contrôle de chiens lancés derrière un animal, de surcroît en difficulté, c'est-à-dire sur lequel ils reprennent du terrain. Chez les veneurs et c'est la grande force de ce mode de chasse si décrié, le piqueux dirige les chiens, les accompagne, en clair en professionnel, il mène sa meute jusqu'à l'hallali. Il est aussi en capacité de retenir ses chiens, c'est ce qu'il fait lorsqu'un équipage choisit de gracier un animal encerclé par les chiens. 

Dans le cas du cerf de Luc Besson les deux chasseurs étant vraisemblablement dans l'impossibilité d'écarter la meute de l'animal pris, (11 chiens), que pouvaient-ils faire alors si ce n'est de servir l'animal, si possible d'un seul coup de dague au cœur, ce qui ne fut hélas pas le cas et a plaidé encore une fois en leur défaveur ?

Maintenant que retenir ? La battue avec chiens demande d'avoir des chiens de poursuite et chacun d'entre nous sait qu'une fois lancé un groupe de chiens, souvent de races différentes, est inarrêtable au point de payer chaque année un lourd tribut, notamment par collision. Selon le vécu et ou la race, une fois au ferme, un chien ne lâche pas facilement, là aussi les chasseurs et leurs compagnons payent annuellement un lourd tribut. Penser qu'une laisse permettrait d'écarter un ou des chiens, dans un film sans doute, pas dans le cas d'un ferme, de plus dans un contexte de cris et de hurlements. Seule la mort de l'animal finit un retour au calme.

Servir un animal dans les conditions de chasse normale n'est déjà pas simple et donné à tout le monde, dans le contexte Luc Besson, qui aurait fait mieux ? C'est sans doute à ce niveau qu'il faut aussi ramener la solidarité des chasseurs venus soutenir au procès les deux accusés. Alors dague à la ceinture ou épieu dans les mains des traqueurs ? L'épieu aurait peut-être été plus efficace dans les circonstances du drame. Maintenant compte tenu du contexte, le vers était dans le fruit dès le passage de la clôture. 

Au final, cette histoire qui fait vraiment mal à l'image du chasseur, encore ce soir Luc Besson est passé sur la 5 dans C à vous, s'il faut lui donner le bon titre ce n'est pas des barbares et des assassins tuent un cerf sur la terrasse de Luc Besson, mais "une meute de chiens met au ferme un cerf sur la terrasse de Luc Besson et devant les yeux de sa mère". 

Dernière leçon, il est sans doute préférable de traquer avec très peu de chiens, mais de qualité, plutôt qu'une meute, surtout en zone habitée.

Tag(s) : #Abolir la chasse, une lutte finale ?
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