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Fin août 2017, j'avais parlé de ma chasse nocturne des pyrales du buis avec raquette électrique à moustiques et frontale, pour diminuer la dépose des œufs et donc le nombre d'éclosion de chenilles trois semaines plus tard.

http://www.veillecynegetique67.com/preview/9bbec1540fb7f19248af20df883decb05afe0629

Depuis une semaine, c'est reparti entre 21h30 et minuit avec un résultat impressionnant, mais nettement moindre que par le passé. C'est déjà la troisième génération qui est "en marche" depuis fin mars dernier et pour l'instant les buis ont encore de l'allure avec un seul traitement au bacille de thuringe en avril pour cause uniquement d'absence prolongée. Je reste partisan de ma méthode artisanale, capture nocturne des papillons et cueillette des chenilles une fois repérée. Certes, c'est chronophage, mais je ne désespère pas de venir à bout, à ma manière, de ce "pure produit" de la mondialisation, en tout cas  dans mon quartier, où seuls restent deux jardiniers conservateurs du buis. Comme souvent, notre société choisi plutôt la facilité, le traitement phyto qui engraisse si bien les grands groupes de chimistes et la vente d'un "ersatz" de buis sans odeur, plutôt que l'huile de coude, sans effets pervers.

Il en est de même pour la lutte contre les limaces où plus aucun granulé n'est répandu ni dans le potager, ni dans le jardin décoratif. Là aussi c'est prenant, entre le prélèvement manuel et les coupelles de bière, mais la fameuse biodiversité, si chère à nos politiques en sort gagnante, en tout cas chez nous, avec un retour en force de l'escargot de Bourgogne, soigneusement déplacé dans le petit bois voisin.

Le bienfait de la méthode douce se retrouve également dans ma chasse nocturne des pyrales qui profitent  aux opilions, cf image. Hôtes des buis, ils dégagent systématiquement tous les cadavres. Je m'étonnais le lendemain de ne plus voir un papillon laissé sur le dessus des rangées de buis taillés. Hier soir, j'ai observé qui se servait à la table du festin : les faucheurs. Avec une grande aisance, ils transportent les victimes à l'intérieur, ni vu, ni connu. Quand on sait le nombre de prédateurs qui vivent à leur tour du faucheur, on ne peut que se réjouir d'avoir laissé de côté les "moyens conventionnels".

En revanche si je mets en parallèle ce petit "vécu écolo", avec un fait d'actualité, on change de planète et on peut s'interroger si vraiment nous sommes décidés, tous, à stopper le feu qui brûle "la maison terre" ou si nous ne continuons pas majoritairement à voir ailleurs.  

Le chemin de halage du canal de la Marne au Rhin est pompeusement appelée voie verte, sauf qu'une piste cyclable, fort fréquentée, en squatte une bonne partie. En certains endroits y poussent le long des orties si précieuses pour la biodiversité..., mais rendant, selon certains adeptes de la petite reine (majoritaires ou minoritaires ?), les croisements de cyclistes gênants ou urticants. Résultat : le Conseil Général a fauché, pardon "libéré la piste cyclable de la végétation".

Tapez "orties" sur Google et vous aurez 2.150.000 résultats et des milliers d'explications ou articles sur l'importance de l'ortie dans la nature. Il suffit que l'homme décide qu'il s'agit d'une nuisance et de suite on met sous le tapis tous les pavés de bonnes intentions qui mènent à l'enfer. Vous avez dit corridor écologique ou par girobroyeur interposé cimetière à papillons, hérissons, orvets, etc ? Dans l'idéologie oui, dans la pratique, lorsque le loisir de l'homme urbain en quête de nature ou de sport  est en jeu c'est non.

Vous ajoutez actuellement le "boom des climes" si voraces en électricité et productrices de pollution, l'explosion du tourisme de masse, de la montagne à la mer, la recherche de coins perdus ou authentiques pour fuir la canicule avec les conséquences de ces invasions sur l'eau, l'air et la nature et vous ne pouvez que douter de la volonté des hommes omnipotents de revenir à la raison, quand l'argent ou le PIB restent roi.

D'un côté, l'homme encaissera toujours et encore et de l'autre la nature, elle continuera à payer, sur l'autel de notre incohérence égoïste. Mais elle est où la "génération écologie" ?

Tag(s) : #Société

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