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Préambule :

Si vous deviez défendre la chasse ou l'expliquer à quelqu'un qui voudrait mieux comprendre ce qui se passe actuellement face à son bashing tout azimut, du politique à la rue, pas simple de sortir la bonne plaidoirie. Le sujet est bien sûr casse-gueule et n'intéresse pas forcément les occasionnels du blog, mais dans l'esprit de sa création, "libérer, délivrer" mes pensées va me faire du bien ! Enfin, plutôt que d'envoyer la sauce d'un seul tenant, comme l'article précédent, https://www.veillecynegetique67.com/2021/11/vers-ou-pas-la-chasse-de-demain-la-reponse-est-dans-les-enjeux-electoraux-a-venir.html, l'étude sera tranchée en plusieurs articles, les bonnes communications doivent rester brèves, paraît-il, histoire de ne pas saturer les esprits. De plus, hélas, la majorité des lecteurs n'est plus confortablement installée devant un grand écran d'ordinateur, voire une tablette, avec le confort de la lecture, mais survole les contenus du blog sur le téléphone. Loin d'être évident pour un article de fond et non un twitt ou un Facebook, je le conçois...

 Rapide voyage à travers le temps ou de la nature sauvage vers l‘abolition possible de la chasse :

A partir du moment où l’homme a quitté le nomadisme comme mode de vie et ses trois piliers, la chasse, la pêche et la cueillette, pour entrer dans l’ère de la sédentarisation, avec l’agriculture, l’élevage et l’urbanisation, tout ce qui existait indépendamment de l’homme et de ses interventions, a commencé à être mis en péril, soit la nature.

Ce passage de l'homme préhistorique vers une économie de production a, au fil des millénaires, dessiné les contours de la nature connue aujourd’hui, domestiquée, ordonnée, en passe d’épuisement de ses sources de richesses. La « nature sauvage » telle que définie par Aldo Leopold, précurseur Américain de l’écologie, soit l’espace parcourable à cheval pendant huit jours sans rencontrer un être humain, s’éteint petit à petit, « les bouts du monde », sans âmes qui vivent deviennent rares.

La réalité mondiale, c’est aujourd’hui, sur fond de choix de croissance démographique et économique, une nature menacée partout avec ses cortèges de nuisances, de pollutions, de catastrophes naturelles pour la planète, de santé, de mal être, d’inégalités, de migrations pour les populations. C’est sur un plan planétaire, l’éveil d’une conscience écologique, tout particulièrement chez les jeunes générations, c’est l’entrée de l’écologie dans la politique.

La nature est aujourd’hui perçue par les populations en particulier urbaines ou sans lien avec la ruralité, comme un bien commun. Toute forme de « privatisation » de la nature, que ce soit par le droit de propriété ou le droit de chasse est de plus en plus contestée.

Le militantisme autour de la défense « air-terre-mer » de la planète, au regard des effets de l’artificialisation des terres, du réchauffement climatique et de la mondialisation du commerce a progressivement ruisselé sur d’autres thèmes comme la protection de la nature et de la biodiversité, avec comme revendications dogmatiques, la protection de toutes les espèces naturelles, des écosystèmes et la prolifération du plus grand nombre possible de formes de vies. Sous l’effet d’autres mouvements contestataires s’est ajoutée la thématique autour du bien être animal, la souffrance et le droit à la vie.

L’objectif de l’ensemble des mouvements français est d’obtenir, à échéance la plus courte, l’abolition de la chasse.

à suivre...

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