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Après le cerf de Luc Besson et le verdict du procès des deux chasseurs, un nouveau coiffé est mis sur le devant de la scène, du moins dans les Vosges du Nord, après avoir été abattu dans le village d'Eschbourg-Graufthal par un Lieutenant de Louveterie, sur ordre du Maire, de l'ONF et de la gendarmerie.

https://www.dna.fr/insolite/2026/01/30/l-abattage-d-un-cerf-egare-met-en-emoi-un-village-d-alsace-du-nord

Une nouvelle publicité pour la chasse dont on se passerait volontiers, d'autant plus que ce coup-ci "les méchants", les "assassins", ce ne sont pas les chasseurs ou les chiens. Comme toujours lorsqu'un animal sauvage se retrouve au cœur d'une foule, perdu ou poussé vers des lieux habités et qui finit sous le feu d'une arme, l'émotionnel s"entremêle avec le rationnel, la procédure, le juridique, en l'occurrence la notion de sécurité publique. Rien d'étonnant donc que la décision d'abattage fasse polémique. 

Il aurait fallu, le cerf était-il blessé, trop vieux, essoufflé, malade, étions-nous dans le cadre d'un tir sanitaire, les questions fusent de tout côté, les arguments sont, selon le camp choisi, celui du pouce vers le bas ou celui de lui laisser une chance de s'en aller, forcément différents ?

Une chose est sûre, le cerf ne menaçait personne, il était à bout de souffle apparemment et son espace de fuite était fermé. Contrairement à un sanglier avec ses moyens entiers acculé dans un recoin avec du monde autour, soit une situation de charge possible et vraisemblable, le choix de faire partir la foule aurait été dans le cas du cerf une bonne première approche. Mais voilà aujourd'hui, nous sommes dans une civilisation du buzz, du téléphone, des réseaux sociaux, du sensationnel, waouh, amazing, un cerf juste devant moi !

Le calme revenu, sous surveillance éloignée du lieutenant de louveterie, il est bien possible que le cerf aurait cherché à repartir de lui-même. Mais voilà on veut de l'action, des réponses immédiates, montrer qu'on est des décideurs. Oui, mais sans doute pas des professionnels. Le 8 janvier dernier, à propos des dégâts de sangliers j'ai dit qu'être chasseur est un métier. Un maire, un gendarme applique la loi, la procédure, ils sont dans leur rôle. L'ONF, ceux qui ont décidé conjointement sont sans doute chasseurs, connaisseurs, tout comme un lieutenant de louveterie, même si ce dernier est assis entre deux chaises. Mais, laisser repartir un cerf, du moins lui donner la chance de le faire, dans l'approche actuelle du gestionnaire des forêts, tendance, un bon cerf est un cerf mort, n'était donc sans doute pas une option première.

Celle retenue, soit du pouce vers le bas, nécessitant de surcroit 3 balles, devant une foule aux aguets, téléphone en main, avec remise à un autre détenteur du lot de l'animal après avoir été bagué, soit l'avoir fait entrer dans le plan de chasse, fait au final plutôt désordre.

Côté cocasse, ce cerf, sera forcément exposé en fin de saison à l'exposition annuelle des trophées... Il ne manquerait plus que la commission lui mette un point rouge, si d'aventure il n'était pas aussi vieux que dit !

Tag(s) : #Faune-Nature-Ecologie et Chasse
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