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L'OFB a récemment émis des objections sur l'usage de la thermique dans le cadre de la lutte contre les dégâts de sangliers. Depuis, le sujet focalise l'attention tout aussi bien des marchands qui misent sur son développement que des chasseurs, des autorités et bien sûr des opposants à la chasse. Ethique, pas éthique, utile en forêt ou pas, outil indispensable à la prévention des dégâts, incitation au braconnage, massacre d'animaux sans défense, progrès technologique aidant à la sécurité du tir, nouvelle forme de chasse sélective, on peut lire beaucoup de choses tant dans les médias que sur les sites de chasse et de propagande antichas.

Depuis 2013 je me suis emparé du sujet, soit à une époque où le tir se limitait chez nous à l'usage de la lunette et de la jumelle à indices crépusculaires. Premier constat, nous étions peu nombreux à recourir à la chasse de nuit, car tout simplement on n'y voyait pas grand chose si la luminosité était contrariée par le ciel. Etre à l’affût durant des heures sans trop voir avec comme seul outil les yeux et les oreilles n'avait vraiment rien d'engageant. Il fallait de l’opiniâtreté et la volonté de couper les dégâts sur son territoire. S'ajoutait le risque de blesser d'avantage que de tuer sur place, avec les conséquences pour le chasseur en terme de temps pour rechercher au petit jour l'animal blessé et pour le sanglier en terme de souffrance, soit autant de facteurs susceptibles de mettre en cause le tir de nuit. Puis a été autorisé le tir à la lampe, puis celui à l'infrarouge et finalement à la lunette thermique. Depuis, d'autres diront "du coup" cette expression actuellement dans la bouche de beaucoup de personnes, le tir de nuit intéresse plus d'un. La sortie nocturne n'a plus rien à voir avec l'ennui des années passées, à condition toutefois d'être équipé en matériel, du vêtement au monoculaire thermique d'observation  ou la jumelle pour finir avec le must à 4500 euros, la lunette. 

Beaucoup d'hypocrisie entoure encore le tir de nuit et personne ne m'ôtera l'idée qu'il a engendré du braconnage parmi les chasseurs. Tant que la protection des cultures se faisait en version archaïque, comme dit le tir de nuit était une affaire de "fous furieux", peu le pratiquait. Par contre, lorsque le marché des équipementiers est entré dans la danse avec des propositions high teck, l'engouement a progressivement pointé son nez, selon le principe économique, l'offre crée la demande. Sauf que les premiers à s'équiper en lunettes thermiques à forte valeur ajoutée étaient les chasseurs en forêt, question budget, soit ceux qui n'étaient pas autorisés à les utiliser...  CQFD.

Conclusion de tout ce battage médiatique inutile, à risques de devenir contre productif, le tir de nuit du sanglier n'est pas une question d'encadrement, de formation, d'éthique, mais d'homme, de valeur personnelle, d'usage. Il n'a rien à faire en forêt, point barre Faire de la viande en forêt ou un trophée illégal de keiler, de cerf ou de brocard à chacun sa fierté, d'assumer. L’interventionnisme, si on peut s'en passer c'est tant mieux, trop de lois, trop de textes tuent la liberté et la chasse était encore jadis un des rares refuges de liberté. Ca sera justement le thème de mon prochain article à paraître dans la revue Infos'Chasse 67, dont le titre sera "Rester dans la chasse plaisir, sortir de la chasse réalité ou les deux principes de Sigmund Freud"...

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts
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