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En complément à mon article sur l'appel de Sandrine Rousseau à se confronter aux chasseurs en action de chasse, quelques préconisations sur l'attitude à tenir en cas de situation critique sur le terrain.
Depuis plusieurs saisons, dans le cadre des consignes de sécurité données au rond par l'organisateur de chasse, nous avons pris l'habitude de terminer nos discours par deux petits couplets sur les attitudes à avoir en cas de contrôle de l'OFB et en cas de rencontre en cours de battue avec d'autres utilisateurs de la nature. Avec l'appel à l'insurrection de "l"écolo de l'assemblée" comme est surnommée S.R., le risque de se retrouver dorénavant face à des provocations beaucoup plus sérieuses augmente sensiblement soit à travers une action préparée par des opposants, soit par montée en adrénaline respective entre un chasseur et une ou plusieurs personnes fréquentant la nature en même temps que nous. L'abattage médiatique autour du dérapage de Sandrine Rousseau est tel que le risque de voir une situation déraper augmente sensiblement, "rester souriant, poli, courtois, à distance, arme déchargée" ne suffira peut être plus pour éviter le clash.
La première règle est bien sûr de ne pas négliger le signalement de la chasse en cours par les panneaux habituels et de mettre les dates de battues en ligne sur notre site du CynéPortail, https://chasse67.odoo.com/declarations/timeline, accessible à toutes personnes désireuses de se renseigner en amont d'une sortie programmée. Le site est ouvert à tous et se gère comme une application. (D'ailleurs, je ne peux qu'inviter les patrons de chasse à pousser les maires à signaler à leurs concitoyens l'existence de notre outil de communication très bien réalisé.)
La deuxième règle, après déchargement de l'arme à la venue d'un inconnu, tient du domaine de la communication et de la gestion de conflit, garder un débit de paroles calme en restant en intensité de voix en-dessous de l'interlocuteur, plus il monte en décibels, plus on descend, même si ce n'est pas évident 😂 Comme avec une rencontre de deux chiens en laisse qui se montrent très vite grincheux, on maintient également une distance de sécurité de plus d'une longueur de bras, hors de question de se retrouver face à face, les yeux dans les yeux, c'est ce que Sandrine Rousseau souhaite, s'opposer frontalement. Alors, on recule s'il le faut, on prend comme on dit de la distance.
La troisième règle est de recourir au téléphone, si on sent que la situation échappe ou risque de mal se terminer, d'appeler en s'éloignant le 17, police/gendarmerie ou son correspondant local soit de la police municipale ou de la gendarmerie. Il s'agit alors d'être précis : indication du lieu exact ou point GPS, de la nature de l'urgence (agression, violence, intrusion au repas, au chalet par exemple), une description des agresseurs (nombre, tenues, véhicules).
Quatrième règle, faut-il filmer ou pas ? Globalement, filmer oui, diffuser-publier par la suite non, faire des prises larges de la scène, oui, des portraits serrés, non, pour apporter une preuve par la suite oui, on n'est alors pas dans l'atteinte à la vie privée ou au droit à l'image.
Cinquième règle, prendre l'identité et coordonnées des témoins, (chasseurs, promeneurs, autres militants présents), déposer directement plainte en gendarmerie pour "menaces ou intimidations", voire violences en cas d'agression physique.
Sixième règle, faire un signalement à la FNC https://www.chasseurdefrance.com/pratiquer/signaler-un-acte-malveillant/
Comme on dit chez nous, Waidman'sheil
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