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Rien de plus facile pour des minoritaires révolutionnaires que de mettre de l'huile sur le feu pour semer le chaos plutôt que de développer des idées pour l'intérêt général. C'est une méthode qui se développe partout dans le monde occidental à grande vitesse sur le socle de la faiblesse de la démocratie qui permet la libre expression, mais aussi aux minorités de semer le trouble dans les têtes et dans la rue. Que rien de tel ne se passe dans la Chine de Xi Jinping, de la Russie de Poutine ou de la Corée du Nord de Kim, soit des pays qui ouvertement ou pas veulent la peau de nos démocraties, n'interpelle pas pour autant tous nos "idiots utiles", qui croient bien faire en allant militer sur les réseaux, le terrain ou la rue. A l'heure où nos jeunes revendiquent actuellement pour une meilleure éducation scolaire et de meilleures conditions de vie pas forcément sincères, il est bon de le souligner, alors que leur fougue de jeunesse est utilisée par des élus assoiffés de pouvoir pour imposer une vision du pays et de la planète.
Nous basculons lentement et sûrement, pas à pas, alors que l'échéance électorale démocratique présidentielle de mai 2027 est encore loin, dans la radicalité, pour faire émerger un embrasement fomenté par des minoritaires extrêmes. On commence par la radicalité des mots pour espérer finir par un chaos. Cette manière de faire de la politique ne tient d'un programme si ce n'est révolutionnaire. Nous vivons dans un monde qui veut tout, de suite en pensant qu'il suffit de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Juridiquement prendre de force chez l'autre tient du hold-up, du vol, de la spoliation qui elle rappelle un triste épisode de notre histoire, la guerre de 39.
Tous ceux qui allument le feu oublient ce qu'on appelle le droit, soit ce "qui organise la vie en société en fixant des règles communes qui définissent les droits et devoirs de chacun, distinguent le permis de l’interdit et permettent de prévenir ou régler les conflits". Etre responsable comme élu est le premier devoir qu'exige le fonctionnement républicain, s'en écarter est jouer l'embrasement, le dérapage.
Lorsque Sandrine Rousseau a appelé à "s'opposer frontalement aux chasseurs". elle savait ce qu'elle faisait, provoquer des actions militantes, inciter à passer à l'action, pousser aux incidents pour faire parler, espérer des dérapages exploitables médiatiquement. Le caillassage ce week-end end de fenêtres du siège de la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin est sans doute le fruit de l'appel aux incivilités. Répandre la haine de la part d'un(e) élu(e) est irresponsable, tient de l'adage de "qui "sème le vent, récolte la tempête".
Le sujet n'est sans doute pas clos.
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