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Très prochainement, le monde des adjudicataires du 57/67/68 va recevoir la "facture complémentaire" des dégâts de sangliers de la saison 2019. Pour tous ceux qui seront classifiés par les FIDS respectifs en gestionnaires "défaillants, désinvoltes ou négligents" les montants risquent de faire grincer bien des dents.

Faut-il "pleurer" avec eux, comme sait le faire tout agriculteur aguerri dans les médias, certainement pas à en croire les tableaux qui sont réalisés actuellement par tous ceux qui ont fait et continuent à faire du sanglier, une ressource financière, avec la venue aux battues de "gros clients", au passage avec l'agrément des autorités fédérales et de l'Etat, contrairement à leurs Cahiers des charges.

Vraisemblablement, comme depuis l'instauration de la sectorisation des dégâts, il y aura à nouveau des victimes de la calculette qui n'y seront pour rien, mais devront payer tout de même tout en n'ayant pas de dégâts, voire de sangliers,  au nom de la mutualisation.

A l'heure où tout le pays parle dans la rue et face camera de "justice", j'attends donc de voir comment les "plainards" dont leurs lots ont juste la malchance d'être à proximité de "boîtes à cochons", vont être traités. Pour ces derniers, Il sera inacceptable de leur imputer une responsabilité aux dégâts, à partir du moment où ils ont fait ce qu'ils pouvaient avec leurs moyens uniquement dissuasifs.

Deux raisons :

Trouver le pigeon de l'année et les winners ? Inversement, nous aurions laisser filer ou ne serions sortis que le vendredi soir par tradition ou plaisir,  qui auraient été les gagnants ? L'association des Lieutenants de louveterie avec le produit des battues administratives, nous, moins de frais d'équipements, d'essence, un sommeil plus réparateur et moins d'absence du lit conjugal, quoique !

C'est donc bien une triple peine qui est infligée aux lots sans capacité de gérer les densités de sangliers, rôle revenant exclusivement à la forêt : d'un côté, ils doivent sauver la planète dégâts par l'astreinte nocturne, de l'autre ils doivent protéger la forêt des battues administratives pour leur garantir les dividendes du sanglier ressource et leur éviter le point noir de la sectorisation qui peut "coûter un bras" à tout le monde et en plus, ils doivent payer la facture complémentaire.

Intégrer les territoires de plaine sans bois, ni biotope à sangliers est non seulement d'une grande injustice,  uniquement dictée par la calculette des tenants du sanglier, mais avec l'arrêt généralisé de l'agrainage de dissuasion imposé par les exploitants privés ou gestionnaires de la forêt, c'est surtout une grande arnaque qui se répercutera sur la saison 2020 du fait des dates d'estimation des dégâts de prés et de semis sur maïs.

Cette injustice demeurera tant que n'est pas analysé, pris en compte "ce qui est" et que les décideurs et acteurs du dossier dégâts, des FDC aux Préfets, feront les choses par dogmatisme, sans écouter le terrain, qui part de l'adjudicataire, aux techniciens des FIDS et les Lieutenants de louveterie, pour peu que chacun s'en tienne à la réalité factuelle et ne cherche à "se faire de la laine sur le dos de l'autre", à plaire à un tel ou un tel ou céder à des pressions.

L'intégration des territoires sans bois ni biotopes à sangliers dans le paiement de la contribution complémentaire reste la boîte de Pandore ouverte en son temps et qui s'avère une erreur dictée par l'intérêt et non l'équité. Si les dégâts sont appréciés par lots, c'est par analyse des chasses, de leurs territoires, de leurs historiques des dégâts, de leurs tableaux de jour comme de nuit, de leur recours ou non à la chasse marchande que doit se faire la répartition de la facture complémentaire. Toutes ces données sont largement connues, le nier serait faire preuve d'hypocrisie.  

Tag(s) : #Gestion du sanglier et des dégâts, #Vie des instances de la chasse

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