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Je commence vraiment à saturer entre le voyeurisme minable des médias, en l'occurrence Mediapart,  toujours prompts à exploiter une "remontée" de documents pour faire parler de soi, en l'occurrence une vidéo montrant en 2024 Eric Ciotti devant un tableau de sangliers tirés dans une propriété privée de la famille Pozzo di Borgo et le traitement malsain, malhonnête, vendeur, émotionnel réservé à la chasse par tous ceux qui tentent d'exploiter le filon médiatique de notre passion.

Les commentaires des uns et des autres sur les réseaux sociaux sont une chose, il faut paraît-il vivre avec son temps et on n'est pas obligé de les lire, mais lorsqu'il s'agit de médias professionnels qui traitent un sujet, le narratif devrait en principe reposer sur un fond sérieux et non sur une surface "people", comme aime à le rappeler Alain Duhamel. Journalistes, éditorialistes, présentateurs, chroniqueurs, leur rôle n'est pas de nous asséner des vérités qui sont les leurs, pour forger notre avis, de vendre une étiquette politique, une appartenance à des courants d'idées, mais juste d'informer, de contextualiser pour aider à comprendre. 

Ce qui se dit, se lit ou est montré actuellement sur le tir de nuit avec lunettes thermiques est l'exemple frappant de la dérive informationnelle. Pour accrocher, TF1 n'a pas présenté un reportage objectif, mais un scenario mis en scène avec un titre faux, totalement bidon, mais accrocheur, "la traque de nuit". Evidemment, dans le montage a été "casté" un groupe de promeneurs qui n'y connaît forcément rien au sujet et qui sans doute ne s'aventure jamais la nuit dehors, mais qui bien sûr ne peut que dire, "ah oui ça fait peur de se retrouver éventuellement  au milieu de tirs"...  Cette dame sait-elle seulement comment est encadré le tir de nuit  et que sauf situation exceptionnelle, l'affûteur "perché" à plus de 2 mètres de haut tire rarement plus d'une balle... 

Mais, les conneries viennent aussi de nos propres rangs et sont sans doute dites par des chasseurs qui ne pratiquent pas le tir de nuit qui je le répète est une action de chasse sûre et n'en déplaise déontologique. Mais il y a une condition indispensable, préalable, incontournable, disposer du matériel adapté pour identifier, cibler, tirer mortellement. Oui, avec une caméra thermique d'observation de qualité et ou une jumelle thermique et ou une lunette du même type, soit avec un budget conséquent, le chasseur de nuit est en capacité de choisir l'animal. Donc le "bambisme" des marcassins orphelins, du tir sans discernement, on l'oublie. Par ailleurs, si c'est le cas, faut-il rappeler que le sanglier est classé ESOD dans nos trois départements ce qui veut dire que doit être tiré "tout sanglier qui se présente, quel que soit son age, sa taille ou son poids". Comme il convient de placer l'église au milieu du village, il est bon de contextualiser le tir de nuit. 

Les faits, les faits, les tordre, quelle que soit la raison est malhonnête, relève de la manipulation, de l'arrière-pensée A force de laisser faire, la société va plus que jamais plonger dans ce qui est appelé la démocratie d'opinion, soit un système où "les décisions politiques sont fortement guidées par l'opinion publique telle qu'elle est mesurée (sondages, médias, réseaux sociaux)". C'est une dérive extrêmement dangereuse actuellement, car elle ouvre les portes où selon l'appartenance on acclame ou on hue, sans chercher à comprendre un sujet ou "l'autre", pour trouver ensemble la bonne réponse. Notre parlement y est, la chasse y est, la société y est, le monde y est, de quoi inquiéter, non ?

Tag(s) : #Société, #Gestion du sanglier et des dégâts
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